Les compléments alimentaires peuvent contenir des nutriments (vitamines et minéraux), des plantes (sont exclues de ce cadre les plantes destinées à un usage exclusivement thérapeutique), des substances à but nutritionnel ou physiologique (substances chimiquement définies, à l’exception des substances pharmacologiques), des ingrédients traditionnels (ex. : gelée royale…), des additifs, des arômes et des auxiliaires technologiques (support d’additifs) dont l’emploi est autorisé en alimentation humaine.

Les substances chimiques utilisées comme sources de vitamines et de minéraux dans la fabrication des compléments alimentaires doivent être sans danger. Ces substances sont listées par l’arrêté du 9 mai 2006 relatif aux nutriments pouvant être employés dans la fabrication des compléments alimentaires issu du décret n°2006-352.

Les fibres, les acides aminés et les plantes incorporés doivent être autorisées par le ministre chargé de la consommation, après avis de l’Agence française de sécurité sanitaire pour l’alimentation, le travail et l’environnement (Anses). Un projet d’arrêté comportant une liste de plantes qui peuvent être incorporées dans les denrées alimentaires a été notifié à la Commission européenne en septembre 2012 et fait l’objet d’échanges actuellement entre la Commission européenne et les autorités françaises. Il deviendra applicable au terme de la procédure prévue par la directive N°98/32.

Quelles mentions doivent porter les étiquettes des compléments alimentaires ?

Prendre connaissance des mentions du conditionnement extérieur des compléments alimentaires est primordial pour éviter les confusions.

Les indications obligatoires sur l’étiquetage des compléments alimentaires sont les suivantes :

    • le nom des catégories de nutriments ou substances caractérisant le produit ou une indication relative à la nature de ces nutriments ou substances
    • la portion journalière de produit dont la consommation est recommandée
    • un avertissement contre le dépassement de la dose journalière indiquée
    • une déclaration visant à éviter que les compléments alimentaires ne soient utilisés comme substituts d’un régime alimentaire varié
    • un avertissement indiquant que les produits doivent être tenus hors de la portée des enfants.

Un complément alimentaire ne doit pas revendiquer la prévention ou le traitement des maladies.

En revanche, les étiquettes des compléments alimentaires peuvent comporter des allégations de santé [3]. Une allégation de santé est définie comme tout message ou représentation « qui affirme, suggère ou implique l’existence d’une relation entre d’une part, une catégorie de denrées alimentaires, une denrée alimentaire ou l’un de ses composants, et d’autre part, la santé ». L’allégation de santé est une mention utilisée sur l’étiquette selon laquelle la consommation d’un aliment donné ou d’un de ses nutriments– tels que, par exemple, vitamines et minéraux ou fibres peut avoir des bienfaits pour la santé. Seules les allégations autorisées [4] peuvent être mentionnées. Toute entreprise peut les utiliser dès lors qu’elle respecte les conditions d’utilisation qui lui sont attachées La liste des allégations autorisées, inscrite au registre communautaire valable pour l’ensemble de l’Union européenne peut être consultée en ligne (en anglais uniquement) :   

Article complet :
http://www.sante.gouv.fr/questions-reponses-sur-les-complements-alimentaires.html